Vie de l’Internet diocésain

Paroisse et communication

jeudi 5 avril 2018
  par  Philippe Giron
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Si le panneau d’affichage du fond de l’Église est l’ancêtre, au départ de la communication moderne était le bulletin paroissial. Puis apparu le courriel, le site web, enfin les réseaux sociaux. Avouons que s’il y a un bulletin dans toutes les paroisses, les sites webs sont encore vus par certains avec suspicion, quant aux réseaux sociaux ils font encore l’effet du diable et de la perversion. Or les jeunes générations délaissent le courriel pour Snapchat [1] ou Whatsapp [2] et les journalistes recherchent leurs informations sur Twitter [3]. Sans vouloir être totalement branché, la question de la communication paroissiale se pose à notre époque de sécularisation où les gens ne sont plus à attendre la bonne parole et où tout va très vite.

En tant que « tisserand », j’ai fait partie il y a quelques années d’un des groupes des travail de la CEF sur la Communication. Une des commissions qui a donné le plus de résultats est celle du Mix-Média [4], c’est-à-dire celle de la synergie des différents médias. Ce papier emprunte beaucoup de ses résultats.

Petit panorama des outils actuels

Les outils généralistes

  • Le plus courant est le panneau d’affichage, que l’on trouve sur la porte ou bien dans le fond des églises. Souvent mal géré, il est plus le signe d’entre-soi que d’ouverture : si on ne fait pas partie de la paroisse ou si on est nouveau, on connait davantage la date du prochain concert ou du pélé diocésain mais pas les noms et les photos du clergé local et des membres de l’EAP ou des responsables locaux, que ce soit des relais ou de la paroisse.
  • Le bulletin : généralisé dans toutes les paroisses mais le lectorat est vieillissant. Il est rarement en lien avec le site web, il a souvent un Comité de rédaction indépendant.
  • Le courriel  : généralisé, la plupart des acteurs paroissiaux ont une adresse de courriel. Il a plutôt une fonction de communication interpersonnelle.
  • Le site web : il existe dans beaucoup de paroisses mais n’intéresse pas toujours le clergé local ! S’il est souvent géré par une seule personne, il existe aussi des Comités de rédactions qui suivent plutôt le bulletin plutôt que collaborer avec.
    Une chose oubliée : le web actuel est un web réseau qui communique, on n’est plus à l’époque où la bonne parole venait d’en haut sans réactions d’en bas. Le site web doit donc autoriser les commentaires sur tous les articles, avec modération a priori, c’est-à-dire qu’on filtre ce qu’on met en ligne. Mais ce n’est pas seulement que pour les compliments ou les approbations : « N’ayez pas peur ! » a dit un certain pape… Ceci dit, le dialogue se fait de plus en plus sur les pages Facebook.

Ces outils offrent une vitrine de la paroisse, le bulletin étant surtout distribué dans la proximité. On constate que dans beaucoup de paroisses, il y a deux Comités de rédaction, un pour le bulletin, quant au panneau d’affichage il est rarement actualisé en temps utile.

Les réseaux sociaux les plus connus

Ces outils méritent d’être connus car ils apportent du neuf en terme de communication : une réactivité importante et une diffusion très étendue par « capillarité ».

  • La page Facebook : elle est très prisée par les Pastorales des jeunes en particulier, mais elle sent aussi le souffre à cause des excès qu’on peut y trouver. Son responsable est souvent un électron libre appelé dans la communauté Facebook un Comunity manager.En général il a peu de liens avec le Comité de rédaction du bulletin. La page Facebook permet des réactions très rapides.
  • Le compte Twitter  : à part quelques clercs branchés, il est peu utilisé pour communiquer par exemple avec les médias. Pourtant tous les journalistes ont un compte.

D’autres réseaux sociaux

On pourrait parler aussi des outils qui ont beaucoup de liens avec le web comme :

  • FlickR [5] pour partager des reportages photos,
  • Spotify [6] et SoundCloud [7] pour partager des fichiers audios,
  • Youtube [8], Viméo [9] et DailyMotion [10] pour partager des vidéos,
  • Pinterest [11] pour partager des collections, comme le patrimoine par exemple, etc.

Pour un Conseil de la Communication paroissiale

Note  : le nom « Conseil de la Communication » peut être remplacé par un terme plus adapté !

L’idée est de n’avoir qu’une structure décisionnelle et coordinatrice pour la Communication paroissiale. En voici les grandes lignes

Le curé de la paroisse est le Directeur de la publication (on pourrait dire des publications), le DirCom. À ce titre, il a autre chose à faire que d’être directement le rédacteur en chef des différents médias.

Il y a un rédacteur en chef par média  : bulletin, site web, réseaux sociaux. Responsable d’une équipe, à lui de déléguer des rôles selon les besoins. La panneau d’affichage est une structure plus légère, une ou deux personnes s’en chargent, même s’il est très important qu’il soit à jour. Il est aussi important que le Community Manager soit reconnu officiellement comme tel dans le Conseil.

Toutes ces personnes font partie d’un seul et unique Conseil de la Communication qui peut se réunir tous les mois. Cela permet de répartir la communication, chaque média ayant sa spécificité : reportages photos et vidéos sur le web, comptes-rendus dans le bulletins puis développés éventuellement sur le web, annonces sur la page Facebook et Twitter, etc, à chaque paroisse de s’organiser.

Ce Conseil statue sur :

  • Le contenu du bulletin, à coordonner avec le site web et la page Facebook.
  • La mise à jour du site web, qui devrait être actualisé plus souvent que le mois, la semaine étant un bon rythme : articles prévus, articles « à la une » du site, reportages, agenda…
  • Les grandes lignes pour les réseaux sociaux, sachant que l’actualisation d’un réseau social peut être journalière !

Organigramme proposé pour la communication paroissiale

Naturellement ce schéma est à adapter, et les « armées de colonels » sont à éviter si on veut être efficace. Les grands principes sont :

  • Chaque média a un rédacteur en chef nommé pour 3 ans par l’EAP ;
  • Chaque rédacteur en chef fait partie du Conseil de Communication ;
  • Chaque média est complémentaire en terme de communication ;
  • L’affichage des panneaux et des vitrines n’est pas détaillé ici, mais l’objectif est qu’ils doivent être à jour ! Une certain souplesse de l’organisation est nécessaire pour cela.
Schéma possible d'un Conseil de la Communication paroissiale
Schéma possible d’un Conseil de la Communication paroissiale

Nécessité de la réactivité

Le moyen actuel d’informer rapidement les personnes est l’internet. Certes, tout le monde ne l’a pas, mais l’information de proximité peut se faire, une personne proche d’une personne sans Internet peut passer l’information.

Le site web

L’idée est que les gens qui ont Internet prennent l’habitude de le consulter. Ça ne remplace pas le bulletin mais la parution mensuelle de celui-ci fait qu’il n’est pas forcément capable de donner les changements de dernière minute.

Si les comptes-rendus, les réflexions de fonds peuvent devenir des articles, les « petites » informations font l’objet de brèves : nouvelle nomination, changement de date… et elles doivent apparaître sur le site le plus vite possible. Un brève de 5 lignes peut être mise dès le lendemain sans grande difficulté, en tout cas le plus tôt possible. C’est la tâche des webmestres (ou de leurs délégués), d’où la nécessité qu’ils participent au Conseil de la Communication.

Les pages à la une ; il faudrait une nouvelle chaque semaine pour animer le site et ne pas lui donner d’une structure immobile donc inefficace.

L’agenda doit être mis à jour rapidement, avec si possible l’indication d’une personne à contacter.

Les horaires de messes : toutes les messes dans tous les lieux et tous les horaires.

La page Facebook

L’ide est de reprendre sur la page les articles à la une dès leur parution. La page Facebook sera connue par capillarité, c’est-à-dire par partages successifs des visiteurs. Pour cela, et pour que les gens aient envie de donner leur avis, il faut qu’elle « bouge ».

Relations avec la presse

Le meilleur outil : Twitter. Il reprend les articles à la une (le vécu) et les grandes dates de l’agenda (le futur annoncé). La cible privilégiée est les journalistes qui ont tous un compte. Qui s’en occupe ? Quelqu’un qui a le sens de la Communication et du réseau social


[1Snapchat sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Snapchat

[2Whatsapp sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/WhatsApp

[3Twitter sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Twitter

[5FlickR sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Flickr

[6Spotify sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Spotify

[7SoundCloud sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/SoundCloud

[8Youtube sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/YouTube

[9Viméo sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vimeo

[10DailyMotion sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dailymotion

[11Pinterest sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinterest


Documents joints

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