Astuces pour mieux communiquer sur le web…

N°3 : Écrire pour le web

mercredi 21 juillet 2010
  par   Honorine Grasset
popularité : 19%
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Merci de lire attentivement tous ces conseils et de les transmettre à tous vos rédacteurs. Ils vous feront gagner un temps précieux et vous permettront d’intéresser de très nombreux visiteurs.

Rédiger dans un langage adapté au web

Avoir à l’esprit le mode de lecture visuelle d’un écran, qui sur le principe de la lecture rapide, lit le titre, un intertitre ou du gras, regarde l’image pour valider qu’elle correspond au contenu attendu avant de se décider à lire l’article (Illustrations du cheminement visuel sur écran).

  • Utiliser un style objectif, factuel, très concret pour les titres et textes.
  • Règle des 5 W : qui, quoi, où, quand, pourquoi ; en anglais, who, what, where, when, why.
  • Aller directement au fait, écrire au présent, sous forme active et non pas passive. Le texte est informatif avant d’être commercial ou littéraire.
  • Utiliser un vocabulaire simple, voire pauvre, sans jargon ni abréviations afin d’être certain d’être compris par tout type de visiteur, avec des phrases courtes. Le message doit directement être accessible, sans détours.
  • Avant de rédiger titre et chapeau, chercher quels mots-clefs votre visiteur-type saisirait sur un moteur de recherche afin de tomber sur votre article et reprendre le plus souvent possible les mots-clefs les plus courants pour trouver ou résumer votre site dans les titres, sous-titres, chapeaux et textes.
  • Pas de chapeau ou de sous-titre implicite qui suppose d’avoir lu le titre pour pouvoir être compris. Chaque élément de la « titraille » doit être autonome des autres et du texte. Un titre ne comporte jamais de ponctuation sauf un ? ou un ! . L’intertitre peut utilement reprendre une citation de l’article pour mettre en relief une idée-force.
  • Penser à aérer votre texte avec des sauts de paragraphe (avec une idée par paragraphe), liste à puces ou numérotées, trait etc. Pour créer un réflexe de reconnaissance visuelle, nous vous invitons à précéder systématiquement les liens en début de phrase vers d’autres pages ou sites par un double chevron : >> [1].
  • Une page sur écran avec la mise en page et les photos correspond à environ deux tiers d’une page sous Word. Pour optimiser vos chances de lecture, demander à vos auteurs des articles d’une longueur maximum d’une page et demie sous Word et minimum 20 lignes.
  • Pour des raisons de lisibilité, l’italique [2] et les textes en majuscules [3] seront proscrits ainsi que les guillemets français : « … » qui seront remplacés par les guillemets américains : " sans espace après et avant le guillemet [4].
  • Vous prendrez soin de faire relire par votre responsable éditorial vos premiers articles et ceux que vous estimez « sensibles » en terme de stratégie de communication. Selon la disponibilité des rédacteurs, un article peut être préparé par un auteur pour être terminé sous tel aspect sensible par un autre.

Écrire concis

La concision, c’est l’ergonomie de l’écrivain, c’est obtenir le même résultat informatif en moins de mots, en moins de phrases, moyennant moins de « bruit » (au sens linguistique du terme).
La concision est une qualité précieuse pour l’écrivain ou pour le journaliste, quel que soit le support pour lequel il travaille. Mais ce qui est un atout au niveau de l’écriture traditionnelle devient une véritable nécessité au niveau de l’Internet, dans un contexte où la lecture (à l’écran) est plus difficile et où les internautes lisent en diagonale. Voulez-vous trop en dire ou tomber dans d’excessives digressions ou précautions de langage ?… Vous finirez par ne plus être lus du tout !

En fait, l’écriture en ligne a beaucoup de points communs avec le style utilisé en radio.

De manière générale, vous privilégierez donc :

  • Les titres courts
  • Les phrases courtes
  • Les paragraphes courts (limités à une seule idée)
  • Les tournures simples (par exemple, la voix active plutôt que la voix passive, les tournures
    positives plutôt que les doubles négations,…)
  • Vous éviterez les pléonasmes (du genre « absolument essentiel » ou « bilan général »).
  • Entre deux mots, vous choisirez le moindre ! Ainsi, vous préférerez « usage » à « utilisation », « trier » plutôt que « sélectionner », « avant » plutôt que « antérieurement »,… pourvu que l’apport sémantique soit le même, évidemment !

À ce propos, il est intéressant de constater que les mots concrets sont, en moyenne, plus courts que les mots abstraits. 80% des mots courts, c’est-à-dire de maximum quatre syllabes, sont des mots concrets, désignant des réalités palpables. Par exemple, « école » est un nom concret tandis que « scolarité » n’en est pas un.

Exemple  :
Plutôt que de titrer :
Séance d’information générale ouverte au public sur le thème des plantes transgéniques et de leurs implications diverses pour les trois régions de Belgique
vous titrerez :
Plantes transgéniques : les enjeux pour la Belgique (conférence)
Les premiers mots étant les plus signifiants !

Attention, toutefois ! Ne poussez pas la concision jusqu’à l’imprécision ! Au niveau des hypertextes, en particulier, il convient d’être très explicite et suffisamment informatif. De même, il est conseillé de ne pas abuser des abréviations, sigles et autres acronymes qui ne sont pas forcément compris par tout le monde.

Quelle est la longueur idéale d’une page web ?
On s’accorde à dire qu’une page HTML devrait contenir entre 500 signes (seuil en dessous duquel l’information n’est pas assez consistante) et 4000 signes (plafond au-delà duquel la lecture à l’écran devient très pénible). Mais ce n’est qu’un ordre de grandeur, à mettre toujours en liaison avec le contexte.

Et quelle est la longueur idéale d’une phrase ?
Selon de nombreux chercheurs spécialisés dans l’étude des capacités de lecture, une phrase ne devrait pas dépasser 15 à 20 mots. Ce chiffre n’a rien d’innocent ; il correspond à notre capacité moyenne de rétention immédiate des informations. La ponctuation a évidemment beaucoup d’importance ; elle permet de découper les longues phrases.

Mettre en « relief » le contenu

La difficulté de la lecture à l’écran et le fait que les internautes lisent en diagonale font qu’il est très important, sur Internet, de donner du relief visuel à l’information.

La lecture à l’écran est 25% plus lente que la lecture sur papier. D’où nécessité d’être plus « indulgent » avec le lecteur internet et d’augmenter la concision la mise en relief des textes en ligne.

Le fait que la lecture soit plus difficile ne veut pas dire pour autant que le taux de lecture soit inférieur… Autrement dit, un texte (ou, de manière plus générale, un contenu) écrit pour Internet devrait être écrit de manière à être plus facile à lire mais aussi plus facile à comprendre, voire à explorer.

Pour améliorer le relief d’une page Web, vous pouvez :

  • Utiliser des titres et intertitres (en jouant sur la différence de taille et, éventuellement aussi, sur la différence de police de caractère)
  • Utiliser les caractères gras
  • Utiliser la couleur (en évitant d’interférer avec les codes couleurs réservés aux hyperliens [5]).
  • Utiliser les caractères italiques (plus subtils, mais difficiles à lire lorsque les caractères sont petits)
  • Utiliser des listes à puces ou des listes numérotées
  • Découper votre information en plusieurs paragraphes ne contenant qu’une idée maîtresse
  • Découper votre page en plusieurs espaces d’information
  • Intégrer les visuels au contenu (en y associant des légendes).

[1Sur le site diocésain, il existe une marque de site web : web, qui se code :web tout simplement, et qui se place dans le texte juste avant l’hyperlien, à la place du double chevron préconisé ici.

[2L’italique n’est pas proscrit sur le site diocésain.

[3La charte graphique du site proscrit effectivement les noms de famille ou de villes en majuscules (sauf pour les listes dans les tableaux) et les titres tout en majuscules.

[4Un plugin de SPIP remplace automatiquement les guillemets droits par les guillemets typographiques de la langue française. C’est un choix éditorial adopté et assumé sur ce site.

[5Deux codes couleurs sont prévus sur ce site dont un réservé au secteur de la Pastorale des Jeunes.


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